samedi 27 mai 2017

Commande d'une amie que je remercie grandement...

À corps d’un sans dit (commande)


Interlude 002


L'estuaire de la Gironde (33), photo de Coralie Beauvallet

Univers à corps avançant d’horizon sur l’âme air
Par semelles données au libre dit vent
Nef ose en tête de mirer qu’en échappée
Incessante cette beauté mouvante de l’illuminé


Orgue des fusions un possible incendie à vanter
Que le sensible compose au silence brûlant
De la diction du cœur émis à nu qui s’ébat
À tendre en bruissements ineffables sa passion


Complice en écho ces mots retenus et entendus
Qu’en émeraude d’un même chant se forge
A la plume d’yeux l’ancre du feu sacré
Qui en espoir chancelle par scintillements étoilés


D’ignitions suave buccal alors à dire d’un sans dit
Cette flammèche de mon aveu emporté
Où en sang vole par eau d’une communion
Sous l’insigne nature de l’élégance ainsi cultivée.




Le 27 mai 2017,



Alain Gojosso



lundi 22 mai 2017

Courant...

Toujours les mots son


Muse 006


Blaye (33) le 12 septembre 2016, Alain Gojosso

Crépusculaire lueur en nuit où symphonie
Concertée à cordes d’eau se rossignol
Au fil d’une harmonie dès l’or recouvré
Par l’ambre obscure de l’oxymore ressenti

Vespérale parure de confondus enchantés
Mage aux ramures cet arbre encens
De brûler en méditation alors déclamée
Au clair des sens cachés en l’éther indéfini

Qu’en danse épousée essaiment les mots
Son des transes la sensualité intimée
À l’onde des mouvants orchestrés
Sur le lit dérivé de cet indicible en traînée

Ébranlant passion à corps l’épris délicieux
Du chancellement où flaveurs d’alcôve
Se vertige en l’échange dépendant
D’une trame inspirée qui se muse à narrer.


Le 22 mai 2017,



Alain Gojosso



samedi 20 mai 2017

Qu'en poésie naïve

Souffle sur les nuages


Encre 003


Blaye (33) le 12 mai 2017, Alain Gojosso

Corolle en tympan du vertige vibré en rémanence
Par ode d’yeux slame air son ambre azur
Sous l’écho au fil d’une altitude embrassée
Du chas qui aiguille le tissu à l’uni d’une obsession

Drape l’univers en voix d’un suave à sensuels mots
Et souffle vif vent des clameurs cet écrit
D’essaim dansant par chœur d’un comme un
Sur les terres d’un parvis à croire en pli des fusions

Étoilant qu’en seule mélancolie à peau son amour
Par organique instrumental des concertants
Une mélodie où en creux des poumons inspirés
S’ailent de musical bleuâtre le saphir alors dévoilé

A larmes de piano ce vol poursuivi du songe aimant
Qui décibel âtre d’enraciner sur l’éphémère
Du temps en l’océan d’une continuité
A mirer l’éther nuitée par jour d’un serment éclairé.



Le 20 mai 2017,



Alain Gojosso


mercredi 17 mai 2017

Écho erre en…


Par l’antre 005


Saint-Ciers Sur Gironde (33) le 05 mai 2017, Alain Gojosso


Humain qui s’aile âme en terre
Par l’éther de l’univers
D’un fini paradoxal
À cet infini perdu de silence

Ode essaim au champ funèbre
Par ce feu vivant à corps
Encore d’exister
Même à seule dépendance 

Rêve errant qu’en échos filants
Aux tissus denses des sens
Épris de conscience
A lyre en voix un sens donné

Qui s’expansif au bon du plaisir
De l’échange à transmettre
En la reconnaissance
De l’orgue œil dès lors délivré.



Le 17 mai 2017,


Alain Gojosso


lundi 15 mai 2017

Triangulaire

Humain 012



« Renoncer, c’est nous libérer. Ne rien vouloir, c’est pouvoir » Le Livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa

La Rochelle (17) le 28 avril 2017, Alain Gojosso

Qu’à chœur entonné se brise en éclat de l’illuminé
Ce répété du drap qui à l’uni du romantique
Triangle en des raisons à croire son vide
Sur le parvis d’un même des dépendances abusées

Semelles allant nuit par jour de son seul licencieux
Où d’ivoire arboré émoi aile d’air reptile
Les sens en sens d’une évidence commune
Que l’accord corroboré épouse en vers de libertés

Sang chante habité ce silence des sous-bois lascifs
Où d’ombres éclairées corolle l’air en flaveur
De l’indicible dressé qui à charme venté
D’une écoute sensitive se lie à l’autre alors étonné

Qu’en cœur délivré et éperdu résonne la vibration
D’une mélodie où se langue heureux de créer
L’échange en temps d’un surprenant conjugué
Sur l’âme or improvisé d’un présent alors compris.




Le 15 mai 2017,



Alain Gojosso


vendredi 12 mai 2017

Charme amarrée


Interlude 001


Blaye (33) le 12 septembre 2017, Alain Gojosso


Ma mère !

Éclats d’yeux chantant de pierre fleuve âme air
De l’éther spirituel ce haut bois de la fable
Qui bambou des rives prend racine
En l’ocre terre des sangs écoulés depuis l’aube

Diapre au corps par ambre blanche de l’obscur
Essaime orbe des fusions ses mouvants
Au palpitant d’une valse indolente
Où à rimes percutées s’antre ombre et lumière

Ma mère !

Silex d’ivoire en l’onyx la flamme des conjugués
En temps d’un quantique écho errant
Et de fondre à l’uni de l’ivraie leurs différends
Par accord d’un lien qui feu marbre d’un amour

Dansant à corps jonglés cette alchimie intuitive
De l’écrit où orale mélodie joyau d’exister
En l’étreinte échangée d’un même recouvré
Aux masques des pairs révélés à la nuit éclairée.




Le 12 mai 2017, 


Alain Gojosso


jeudi 11 mai 2017

L’ivre artère


Des sens 005


Blaye (33) le 29 avril 2017, Alain Gojosso

Éventail encens à l’uni de la fragrance azurée
S’évente nonchalance par bruissements
Amarrés à l’échappée belle du souffle
Qui vif vent effleure libre cet indicible de l’air

Cheveux en vers de l’effronté qu’en pas libres
De l’ondoiement céleste aux semelles
L’éclat par un sensuel à corps où se poésie
De déclamer à tue-tête l’âme or de son ambre

Ascèse ailes au musical de l’affable un narratif
Qui s’exprime par percussion de l’implicite
Adonné aux mots de la seule intuition
Où sang des sens en sens se transmet la vérité

Qu’en orbe déployé d’un rayonnement s’écrin
Revêche la permanente et digne révolte
Face à l’absurde donné d’une formalisation
Impuissante à épouser les mouvants du vivant.



Le 11 mai 2017,



Alain Gojosso


samedi 6 mai 2017

Se rhum en tique...

Sérum antique

Ode essaim 005



"C'est cette faim [de sacré] qui métamorphose les éléments d'une pauvre et positive existence dès que l'enfant découvre son Dieu, dès qu'il parvient à rejeter sur l'Autre, sur son médiateur, la toute-puissance divine dont le fardeau l'écrase" Mensonge romantique et vérité romanesque, René Girard 1961

Blaye (33) le 29 avril 2017, Alain Gojosso


Prisme en vers des sens où d’échos au fil
Entendus s’onde l’étrange continuité
De l’univers par voix d’un souffle
Vocalisé au mouvant incessant du vif vent

Clame d’un doux bruissement cet éperdu
Mis au banc d’un fini qu’enfant
Déjà deviné il était alors d’accepter
Pour tutoyer en corps cet infini délivré

Qu’en musical fleurisse fragrance des lys
Le songe aimant d’une métaphysique
Organique où s’effeuille diamant
L’éclat diapré d’une composition à créer

Évasant à seule beauté mirée cet arboré
Du singulier accordé au pluriel
De l’ensemble sans vie aux lances
Qu’éphémère épouse l’éternité espérée.



Le 06 mai 2017,



Alain Gojosso


dimanche 30 avril 2017

Lys sans cieux


À l’ancre d’écrits 004


Blaye (33) le 27 avril 2017, Alain Gojosso

Écrin à fleur d’yeux qu’en pas vides
D’un roman où
Sang blanc fragrance
De lit résonnant à mer
D’océan l’infini
Par vagues
Qui en redondance
Place en terre l’éther d’un mensonge


Humaine métaphysique à l’obscur
De l’éclat
Arboré aux flaveurs de l’antre
En prise
Avec ses sens cachés
Par jubilation toute puissante
À croire toujours
En l’incessant d’une transcendance


Essaime et prie qu’en fond bruissant
De mon orgueil qui se lierre
Au chœur
D’un même
S’intrigant qu’en l’autre
Par mépris
À donner en distinction
D’une perpétuité éprise à s’éprendre


Flot râle l’animal en cet autel élevé
Pierre par pierre
En murmures de mon indéfini
A ce silence
Assourdissant
Qui de l’ivre juge
Ma folie désarmée
À battre en fer seul mon néant cultivé…




Le 30 avril 2017,



Alain Gojosso



lundi 24 avril 2017

Allant sang

Sang 004



"Chaque personne qui nous fait souffrir peut être rattachée par nous à une divinité dont elle n'est qu'un reflet fragmentaire et le dernier degré, divinité dont la contemplation nous donne aussitôt de la joie au lieu de la souffrance que nous avions." Le temps retrouvé, Marcel Proust

Saint-Laurent D'Arce (33) le 06 février 2017, Alain Gojosso


Semelles qu’en pas s’y flore de te mirer
Par ode d’yeux d’une empreinte
Qui me rétine en rémanence
De te poursuivre jusqu’aux murmures

Corolle intense de brûler à cœur ouvert
Quand s’ombre des paupières
Ma laideur d’aimant dit
Sous l’aveu d’un soumis à ta tyrannie

Cime en pétales d’une couleur à libérer
En corps tout de m’aime par vivant
Qui se prête en cieux incessant
À la rime de l’épris en transcendance 

Ailes en émois du désir de tes mots nus
Fredonnant par attachement
Au bois où se lie air
Sa danse sensuelle d’un allant sang…



Le 24 avril 2017,



Alain Gojosso