lundi 3 juillet 2017

Libre des sens

Des sens 006



Blaye (33) le 08 juin 2017, Alain Gojosso

Tendu de toute ma prétention, sanguin et ailant en d’éternelles contradictions, je ne puis me soumettre à cet ordre pourtant intangible de mon humaine humanité dont je ne me départis point, ne faisant tant bien que mal que tempérer dès lors toute violence ressentie en cette chair animale pourtant mienne et aimée.

Du temps, je m’emploie en artifices où d’échos se lie l’écho en ce tempo d’embrasser ses mouvants, qu’en vif vent insufflé fable à fable de lyre ce juste accord de la mélodie entraînante, l’enfance par air haut d’un sens éprouvé dansant sur cet allant de l’hymne aux sens seulement, s’égrenant au désir de l’instant sans jugement d’une harmonie recouvrée.

Sidérant qu’en concorde l’oxymore de ce cœur battant qu’en mouvement le parvis de mon intention sûre par l’azur d’une certitude, nuit à jour d’un dévoilement écarlate de fièvre au tutoiement cultivé du vertige son pavot licencieux, en l’esquif d’un éphémère répété au plaisir pris qui, en son abandon délivre du mensonge incessant…

Qu’orange à l’uni
Vers d’un possible
Des mots
Par corolles alanguies

Mage y nerve
Cette clarté
D’ombres
Qui feu d’illuminé

De libre l’ivre
À vide
Se poésie
L’organique

Bouquet d’yeux
À sensuel
Des tendres
Correspondre

Que se jazz mains
En la flaveur
De l’improvisation
Intuitive

Vibrant des fusions
Adonnées
Au fil
De nos sensibles vivants.




Le 03 juillet 2017,


Alain Gojosso


dimanche 18 juin 2017

Rhum encens


Muse 007


Blaye (33) le 10 juin 2017, Alain Gojosso


Santal en sang d’une passion par ce vif vent
Qu’en inaliénable abandon se perfuse
Vertige lueur en l’obscur du parchemin
Par l’ancre plume flaveur de son éloquence

Mesure des sentiments portés au diapason
Du musical entendement quand épris
Ça franc de vibrer à l’archet de la caresse
Des seules cordes sensibles de la complicité

Où d’yeux d’évidence sans mots se romance
De cette homophonie à croire en un même
Qui d’univers à charme de l’absurde
Transige aux différents de la libre symphonie

Qu’ailes au levant se mêlent à l’ambre éclair
Du feu où langue de nos alcôves brûlants
Silence à dire sans semblant l’attirance
Par conjugaison de poésies données en aveu.



Le 18 juin 2017,



Alain Gojosso


lundi 5 juin 2017

A terre...

Cime âme or


Silence 001


Saint-Laurent D'Arce (33) le 10 février 2017, Alain Gojosso


Articulations d’ivoire où s’ambre alcôve
À l’organique des sens en tendus
Par ce céleste qui s’ébat jour
Au vespéral d’un pur dès lors rémanent

Cime en suspens de l’évidence qui écho
Depuis l’enfance le champ répété
De cet humain éperdu et funambule
Errant qu’en sang du pas au fil du rasoir

En Je de ce Je
A même
De la contagion
Par nos maux

Sinon en terre
De vif vent
Où nonchalance
À dresser l’élégance

Même solitaire
Cette altitude
Par mon aveu
De l’épris aussi

Qui souffre fumant
Des fusions
Allant vie
D’une nécessité…

Se manteau de nadir en l’air transcendé
Par éruptif volcan qui de passion
Se mage à l’or riant des sentiments
Heureux où se lient cieux en l’échappée

À croire en corps en cet écoulement nu
De l’écarlate estuaire où lame mer
D’unir ce fluvial serpentement
De l’écrit cultivant son chant découvert.



Le 05 mai 2017,



Alain Gojosso


jeudi 1 juin 2017

Cellules

Cygne âme or du sang


Encre 004


Blaye (33) le 12 septembre 2016, Alain Gojosso


Des sens où s’écrin de cristal l’âme air
Par l’airain d’une étreinte à corps
Se mêle au pré ma mélancolie
En diapré d’une infrangible conviction

Même par mon silence murmuré
Fredonne malicieux mon orgueil

Qu’en malle s’élève au verre de l’ivre
En chair de cette liberté échappée
Encore et cède aux déments
Songes d’une réalité réitérée en soi

Hurlant en taire à l’ode de l’éther
Cette incessante plaie qui s’écrie

Où bois en corolles d’essaimer cet or
De l’obsession à ne pas pouvoir
A la flaveur toujours de la beauté
Narrer cette laideur de l’autre en moi

Nerf à draper ce mépris insistant
Qu’en orgue âme assourdit mal

Sinon qu’en la vérité toujours énoncée
D’une intrinsèque violence
Qui se mots d’aile au mime éthique
Humain de mon humanité alors révélée.


Le 01er juin 2017,



Alain Gojosso


samedi 27 mai 2017

Commande d'une amie que je remercie grandement...

À corps d’un sans dit (commande)


Interlude 002


L'estuaire de la Gironde (33), photo de Coralie Beauvallet

Univers à corps avançant d’horizon sur l’âme air
Par semelles données au libre dit vent
Nef ose en tête de mirer qu’en échappée
Incessante cette beauté mouvante de l’illuminé


Orgue des fusions un possible incendie à vanter
Que le sensible compose au silence brûlant
De la diction du cœur émis à nu qui s’ébat
À tendre en bruissements ineffables sa passion


Complice en écho ces mots retenus et entendus
Qu’en émeraude d’un même chant se forge
A la plume d’yeux l’ancre du feu sacré
Qui en espoir chancelle par scintillements étoilés


D’ignitions suave buccal alors à dire d’un sans dit
Cette flammèche de mon aveu emporté
Où en sang vole par eau d’une communion
Sous l’insigne nature de l’élégance ainsi cultivée.




Le 27 mai 2017,



Alain Gojosso



lundi 22 mai 2017

Courant...

Toujours les mots son


Muse 006


Blaye (33) le 12 septembre 2016, Alain Gojosso

Crépusculaire lueur en nuit où symphonie
Concertée à cordes d’eau se rossignol
Au fil d’une harmonie dès l’or recouvré
Par l’ambre obscure de l’oxymore ressenti

Vespérale parure de confondus enchantés
Mage aux ramures cet arbre encens
De brûler en méditation alors déclamée
Au clair des sens cachés en l’éther indéfini

Qu’en danse épousée essaiment les mots
Son des transes la sensualité intimée
À l’onde des mouvants orchestrés
Sur le lit dérivé de cet indicible en traînée

Ébranlant passion à corps l’épris délicieux
Du chancellement où flaveurs d’alcôve
Se vertige en l’échange dépendant
D’une trame inspirée qui se muse à narrer.


Le 22 mai 2017,



Alain Gojosso



samedi 20 mai 2017

Qu'en poésie naïve

Souffle sur les nuages


Encre 003


Blaye (33) le 12 mai 2017, Alain Gojosso

Corolle en tympan du vertige vibré en rémanence
Par ode d’yeux slame air son ambre azur
Sous l’écho au fil d’une altitude embrassée
Du chas qui aiguille le tissu à l’uni d’une obsession

Drape l’univers en voix d’un suave à sensuels mots
Et souffle vif vent des clameurs cet écrit
D’essaim dansant par chœur d’un comme un
Sur les terres d’un parvis à croire en pli des fusions

Étoilant qu’en seule mélancolie à peau son amour
Par organique instrumental des concertants
Une mélodie où en creux des poumons inspirés
S’ailent de musical bleuâtre le saphir alors dévoilé

A larmes de piano ce vol poursuivi du songe aimant
Qui décibel âtre d’enraciner sur l’éphémère
Du temps en l’océan d’une continuité
A mirer l’éther nuitée par jour d’un serment éclairé.



Le 20 mai 2017,



Alain Gojosso


mercredi 17 mai 2017

Écho erre en…


Par l’antre 005


Saint-Ciers Sur Gironde (33) le 05 mai 2017, Alain Gojosso


Humain qui s’aile âme en terre
Par l’éther de l’univers
D’un fini paradoxal
À cet infini perdu de silence

Ode essaim au champ funèbre
Par ce feu vivant à corps
Encore d’exister
Même à seule dépendance 

Rêve errant qu’en échos filants
Aux tissus denses des sens
Épris de conscience
A lyre en voix un sens donné

Qui s’expansif au bon du plaisir
De l’échange à transmettre
En la reconnaissance
De l’orgue œil dès lors délivré.



Le 17 mai 2017,


Alain Gojosso


lundi 15 mai 2017

Triangulaire

Humain 012



« Renoncer, c’est nous libérer. Ne rien vouloir, c’est pouvoir » Le Livre de l’intranquillité, Fernando Pessoa

La Rochelle (17) le 28 avril 2017, Alain Gojosso

Qu’à chœur entonné se brise en éclat de l’illuminé
Ce répété du drap qui à l’uni du romantique
Triangle en des raisons à croire son vide
Sur le parvis d’un même des dépendances abusées

Semelles allant nuit par jour de son seul licencieux
Où d’ivoire arboré émoi aile d’air reptile
Les sens en sens d’une évidence commune
Que l’accord corroboré épouse en vers de libertés

Sang chante habité ce silence des sous-bois lascifs
Où d’ombres éclairées corolle l’air en flaveur
De l’indicible dressé qui à charme venté
D’une écoute sensitive se lie à l’autre alors étonné

Qu’en cœur délivré et éperdu résonne la vibration
D’une mélodie où se langue heureux de créer
L’échange en temps d’un surprenant conjugué
Sur l’âme or improvisé d’un présent alors compris.




Le 15 mai 2017,



Alain Gojosso


vendredi 12 mai 2017

Charme amarrée


Interlude 001


Blaye (33) le 12 septembre 2017, Alain Gojosso


Ma mère !

Éclats d’yeux chantant de pierre fleuve âme air
De l’éther spirituel ce haut bois de la fable
Qui bambou des rives prend racine
En l’ocre terre des sangs écoulés depuis l’aube

Diapre au corps par ambre blanche de l’obscur
Essaime orbe des fusions ses mouvants
Au palpitant d’une valse indolente
Où à rimes percutées s’antre ombre et lumière

Ma mère !

Silex d’ivoire en l’onyx la flamme des conjugués
En temps d’un quantique écho errant
Et de fondre à l’uni de l’ivraie leurs différends
Par accord d’un lien qui feu marbre d’un amour

Dansant à corps jonglés cette alchimie intuitive
De l’écrit où orale mélodie joyau d’exister
En l’étreinte échangée d’un même recouvré
Aux masques des pairs révélés à la nuit éclairée.




Le 12 mai 2017, 


Alain Gojosso