mardi 17 janvier 2017

Corps cueille


Par l’antre 001


Altéa (Espagne) le 10 juillet 2016, Alain Gojosso


Manteau par effroi d’une embrasure incessante
En peau où verte raison des sens en sens
Fièvre à pores d’une passion intangible
L’évidence perceptive d’une beauté à épouser

Corolles sur nef rose où à front d’échos bruissés
Sang de lier l’âme air qui en voix d’un filtrant
Calice à l’uni de l’azur la clameur de l’onde
Sertie en la pulsation battante d’un seul accord

Paupières à l’or qui amande l’ambre prétentieux
De ce sensible où traversière s’exacerbe
Céleste un firmament tutoyé à l’Icare des Lys
En lyre ronde d’ailes d’une poésie semant songes

Nonchalant mal sinon qu’en tête de l’orgue œil
Mirant organique dépendance à échanger
Un continuel à composer par flaveur
Parfums d’harmonie qui étoilent en voie nos vies.


Le 17 janvier 2017,


Alain Gojosso


jeudi 12 janvier 2017

Sensitif


Des sens 003


Floirac (33) le21 décembre 2016, Alain Gojosso


Par l’ambre d’une certitude vive d’enflammer
Ébloui est sang d’arborescence animale
Qui des sens ramures à tendre indicibles
Liaison d’écho allant cette dévotion similaire

Psalmodie l’âme or où voie envie d’évidence
À dire l’échange par allèles célestes
D’un fini  courant qui en vers d’étreindre
Sème en songes l’aimant à nu d’un paradoxe

Qu’en vivant se tactile à l’antre de nos chairs
Les flots inspirés et s’expire exacerbé l’air
Par mots de mélodie caressée au joyau
Du diamant émouvant qui battant nous rime

S’essaimant d’ignitions éperdues alors au vent
Qui d’un sensible erre en horizons perdus
En ce silence miré d’une incompréhension
À la lueur de cette passion ancrée au mouvant.



Le 12 janvier 2017,



Alain Gojosso


mardi 10 janvier 2017

Par obsession...

Haut bois


Blues saillant 002


Biscarrosse (40) le 10septembre 2016, Alain Gojosso


Bruisse à pores tempo en vers de haut bois
Par proue battant de ce sang délivré
Qu’érigent sépales en aiguilles filantes
Sur l’encre effeuillée d’une vive mélancolie

S’ombre humble l’intangible de l’obsession
En l’insistance de croire en cette passion
Où sève orée de poursuivre nef à cœur
La clameur embrassée qui d’aimant essaime

Azurant de tutoyer vertige à l’uni de l’abîme
Un vain même par ce ça franc à l’or tissé
De sensuel et qu’ode incessamment
De fredonner à corps l’évidence qui nous lie

Qu’âme en paix vague dès lors par canopée
Sur le divan de ses fougères désinvoltes
Où rêves onde d’épouser en révolte
L’inexorable allant du vivant par un abandon.


Le 10 janvier 2017,



Alain Gojosso



samedi 7 janvier 2017

Musarder...

Encens d’ailes


Muse 001


Saint-Christoly-de-Blaye (33) le 01er novembre 2016, Alain Gojosso

Frisson d’écrits air en tempo de la rime donnée
D’un soulèvement l’écrin des sens délivrés
Au rythme de l’allant où voix d’entendement
Se même à l’âme or d’une corolle qui se flaveur

Calice en dépendances de ce diamant ensoleillé
À l’uni de la promesse volatile du vif vent
S’éclot dès lors la fragrance d’une chamade
Qui en sensuel en temps dance à corps par cœur

Sensible des sensibles sa redondance engendrée
D’aimer scande des vers sang d’une passion
Intangible et sans fin l’éperdu illuminé
En l’univers céleste de ton concert qui crescendo

Symphonie qu’en tue-tête langue en conjugaison
Le verbe d’un possible où terre d’éther
Etoile aux confondus de nos semelles ailées
L’être ode qui en chant magnétique arborescence.



Le 07 janvier 2017,



Alain Gojosso


mercredi 4 janvier 2017

De leurs vies aux lances

Hymne au sang


Humain 010


Le Poteau (33) le 26 octobre 2016, Alain Gojosso


Fable à sable dévidé d’un signifiant
Égrené en l’abime des mots
Masque
A seules croyances
Et jugements
Ce tribunal répété de l’éternel…

Où des robes paradant
Qu’en ce commun de l’ordonné
De l’avoir
Et de sa cécité
En l’infini
Tranche l’être à coup de mesure

Le bien et le mal
Contre le mal
Et pour le bien
Le mal ou le bien… ?

Sans jamais finir de sa nécessité
D’un fini sans fin
Sinon qu’en l’autel
Où délit
Est ce prétendu
D’un même confondu au différend

Qu’en sang se déverse des cimes
Cet arrogant
Qui aimant songe
Défait les mensonges
Par voix actée
Où vers déclament l’ombre clarté :

Le jour est la nuit
Quand sombre le jour
La nuit est le jour
Quand s’élève l’aube.



Le 04 janvier 2017,



Alain Gojosso


mardi 27 décembre 2016

En écho (?)

S’aise âme


Ode essaim 003


Saint-Andre De Cubzac le 21 décembre 2016, Alain Gojosso


Orgue spectral qu’œil en piano des pupilles
Pétale au bouquet sur l’iris des sens
L’émeraude où vers se trésor au charme
Du flamboiement effeuillé à éclairer la nuit

Poème en mains d’étoilement de consumer
Ce cœur qui d’alchimie orfèvre l’indicible
Au vif vent de l’ébranlement émerveillé
Par courant des mouvants qui magnétique

Se mage à dire de fièvre l’âme en firmament
L’orchestration d’une intangible passion
Éperdue à corps qu’en tête se chante
Les rossignols du feu ardent au mors de la vie

S’ailant d’harmonie de souffler cette mélodie
Où filant d’imparfait son accord d’un fini
Se joue de l'instrumental de notre tragédie
De faire écho à l’évidence des plaisirs donnés.



Le 27 décembre 2016,



Alain Gojosso



samedi 24 décembre 2016

De l'autre émoi ?

Un su filant


Sang 002


Cars (33) le 08 novembre 2016, Alain Gojosso
Loup bois d’une errance
Répétée
Par cet éperdu
De l’ivre insufflant

Nuit en nuit d’une ombre
À corps
Où voix de passion
Floral son nu d’animal

D’yeux s’espace en taire
Magistral
Où cœur parlant
D’un possible entendu

Par le Je de dépendances
En l’autre
D’un Tu saisissant
Ce Nous insatisfaisant

Au même d’un comme un
Qui mesure
L’abime insultant
De nos dissemblances

Suppliciant incessamment
Un sensible
Éprouvant son envie
Intangible des fusions

Qu’à vivre par seule allure
Élégance
D’un silence sang
Qu’un sans dit langue à dire

Où poème de toucher à vide
Par pudeur
Le gouffre qui sépare
Ce lien d’un m’aime pourtant.



Le 24 décembre 2016,



Alain Gojosso


lundi 19 décembre 2016

Tout poème étant un échec... par ingénu en corps

Rémanence


Ode essaim 002


« Tout poème étant un échec, l’obstination est la seule façon de rester fidèle à l’intuition fondatrice », citation de Yves Bonnefoy dans sa préface écrite pour « les sonnets » de William Shakespeare.


Berson (33) le 26 octobre 2016, Alain Gojosso
Santal essence à bois d’ombres belles
Sylve d’incendie l’écho de la ferveur
Où miroir d’essaim dansant à vive
Allure ce vivant d’un fini livré en sang

Souffle l’épris jusqu’à l’incandescence
Sur un beau de l’air qui se dit amant

Obscure lueur d’une fureur si animale
Fauve de mordoré alors sève et sens
Par brasier entendu d’un conjugué
Ce chœur qui résonant s’anime au feu

Sur un beau de l’air qui se dit amant
Souffle l’épris jusqu’à l’incandescence

Qu’âme en paix brûle par le sentiment
De l’uni où fou vertige des raisons
Sidéral des cieux l’accord mouvant
En certitude imprimée de ce seul cœur

Souffle l’épris jusqu’à l’incandescence
Sur un beau de l’air qui se dit amant

Battant qu’en nuptial sa rime épousée
À l’éventail de l’ode essaim répétée
Par ce firmament noir d’or illuminé
Qui constellé étoile à dessein le sentier

Sur un beau de l’air qui se dit amant
Souffle l’épris jusqu’à l’incandescence…




Le 19 décembre 2016,



Alain Gojosso


mardi 13 décembre 2016

Naïve litanie

Perle


Diamant 002


Saint-Christoly-de-Blaye (33) le 01er novembre 2016, Alain Gojosso


Plane cristal qui de silence piano des fonds
Songe d’une romantique altitude
Où mélodie d’air mouvant se vespéral
Miroir entendu par l’écho vibré de l’onde 

Quantique élégance se peau à réverbérer
Cette beauté échappée du présent
Par seule ode éphémère des cohérences
Écloses au passé déjà d’une flaveur à venir

Nef à l’esprit d’une traversée l’ascendance
Qui bucolique s’alcôve par l’univers
D’une offrande généreuse en cet autel
De passage où lit du fleuve est de voyager

Allant de l’instant sur la harpe qui dit aime
Cet autre de l’émoi donné à confondre
Par ce diamant battant de l’arche en ciel
Le diapre d’un différent uni au même vers.


Le 13 décembre 2016,



Alain Gojosso


lundi 5 décembre 2016

Écho d’âmes


Effluves 003


Blaye (33) le 14 novembre 2016, Alain Gojosso

Fureur des corps donnés à l’errance de l’éther
Nacre passion d’un silence son abandon
En l’attirance intangible d’une ivre émotion
Qui d’incendies délivre le doux infernal tempo

Suave alanguissant qu’en peau à dire ses mots
Par jetée buccale de l’âme air où courants
Des mouvants épidermiques se vague l’ode
Du cœur à étinceler d’une flamme en l’obscure

Dentelles au dessein des ramures qui caressent
En digital effeuillement des corps détenus
Le libre saisissement des sens où paradoxal
Habille de nus ce dénouement en vives langues

Flamboient les bougeoirs par l’accord consumé
Des vers tus sinon qu’en l’eau de rose
De ce fleuve allant qui s’exprime par extases
Sous l’orgue monumental de l’envie alors éprise…




Le 05 décembre 2016,



Alain Gojosso